(source : paulineschaeffer.com)

1. Plan Général (d’ensemble)

Cadrage : On voit toute la gare. Le personnage est tout petit au loin.

Objectif : On répond à la question « Où ? ». C’est le plan de situation. On plante l’ambiance : est-ce une gare déserte, triste, animée ?

2. Plan Demi-ensemble

Cadrage : On se rapproche. Le personnage occupe environ un tiers de la hauteur de l’image.

Objectif : On situe le personnage dans son environnement immédiat. On commence à voir ce qu’il fait (il attend sur le quai) tout en gardant une vue sur les portes de la gare.

3. Plan Moyen

Cadrage : Le personnage est cadré de la tête aux pieds.

Objectif : On répond à la question « Qui ? ». L’accent est mis sur l’allure, la silhouette et les vêtements (ici, une femme élégante avec une valise). C’est le plan de l’action physique.

4. Plan Américain

Cadrage : Coupé à mi-cuisse.

Objectif : On commence à entrer dans l’interaction. C’est un plan très dynamique qui permet de voir à la fois le visage (les expressions) et les mains (l’attitude).

5. Plan Rapproché

Cadrage : Généralement coupé à la poitrine (parfois à la taille).

Objectif : C’est le plan de la psychologie. On ne regarde plus le décor, on regarde l’intimité du personnage, ses doutes ou ses pensées. On entre dans sa « bulle ».

6. Gros Plan

Cadrage : Le visage occupe presque tout l’écran, du haut du chapeau au menton.

Objectif : On lit les émotions. Un regard triste, un sourire en coin, une attente anxieuse… Le décor disparaît totalement au profit du sentiment.

7. Très Gros Plan (Insert)

Cadrage : On isole un détail précis (ici l’œil et le regard).

Objectif : Créer une tension dramatique ou attirer l’attention sur un indice crucial. On force le spectateur à regarder ce que le réalisateur/dessinateur juge le plus important à cet instant précis.

💡 Ce qu’il faut retenir
Plus le plan est large (1, 2), plus on est dans l’information (le lieu).
Plus le plan est serré (6, 7), plus on est dans l’émotion (le ressenti).